Le stress pourrait être transmis par les gènes.

Le stress dans nos gènes

On a souvent tendance à considérer que nous ressentons du stress en fonction de notre environnement, et des situations que nous rencontrons dans notre vie. Ainsi, notre niveau de stress serait tout autant dû hasard que de nos choix. Cependant, de nouvelles études tendent à montrer que cela pourrait aussi dépendre de nos gènes, et que le stress pourrait se transmettre de façon héréditaire par nos gènes.

 

De père en fille…

Bien entendu, le processus est encore très mal compris et beaucoup de choses restent encore à découvrir sur la relation qu’il existe entre le stress et nos gènes. Mais ce genre de phénomène pourrait expliquer pourquoi certaine personne semblent plus sensibles au stress que d’autres. D’autant plus que les effets se feraient ressentir sur au moins trois générations.

De plus, le stress se transmettrait principalement par les gènes du père, mais qui ne s’exprimeraient que chez les filles. Cela voudrait signifier qu’ils dépendraient d’un contexte hormonal particulier. Certains émettent alors l’idée que l’étude du taux de corticostérone pourrait mettre en lumière certaines explications.

 

Le stress se transmettrait dans les gènes de père en fille.

 

 

Entre génétique et épigénétique

Ainsi, le stress n’aurait pas forcément un impact sur la modification des gènes en elle-même mais sur la manière dont ils vont s’exprimer. L’ADN ne serait donc pas altéré. D’autres études mettent en évidence la non-action de certains gènes, transmise de génération en génération, et responsables de l’inhibition de séquences d’ADN indésirables.

On voit que cela tendrait à montrer que le stress aurait un impact non pas sur les gènes en eux-mêmes mais sur leur expression et la manière dont ils vont agir dans notre corps. Ainsi, ce genre de recherches aideraient à mieux comprendre le mécanisme du stress, mais aussi d’autres maladies fréquentes telles que la dépression, la schizophrénie ou encore l’obésité.

 

Le gène de l’anxiété

Outre les conséquences épigénétiques du stress, les personnes possédant certains gènes ayant des modifications particulières pourraient être plus ou moins prédisposées à avoir des difficultés à gérer leur stress. Et ceci pourrait aussi expliquer les problèmes liés à l’anxiété et à la peur.

En effet, un manque de sérotonine par exemple pourrait jouer un rôle dans le développement de ces troubles. Ainsi, si le gène de cette hormone est un peu modifier, cela pourrait entraîner certaines complications. Mais de tels problèmes étant très complexes, les études continuent sur le sujet. Et même si chaque individu peut avoir une sensibilité différente au stress, par ses gènes ou son contexte de vie, les techniques de gestion du stress restent accessibles à tous et peuvent avoir de très bons résultats.

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