Alcool : efficace pour lutter contre le stress ?

Lors de situations anxieuse, on fait tout pour trouver des solutions et essayer d’échapper au stress généré. Chacun va réagir très différemment, et il n’est donc pas possible de définir à l’avance le comportement des individus. Ainsi, certaines personnes vont se réfugier dans la consommation de diverses substances produisant un effet apaisant, dont l’alcool, le tabac ou encore le cannabis font partie. Mais souvent les conséquences d’une telle attitude ne sont pas toujours celles espérées.

 

Anti-stresseur ou générateur de stress ?

A première vue, l’alcool est efficace pour lutter contre le stress. En effet, il a la capacité d’agir de la même manière que les anxiolytiques. Ces substances agissent sur certaines molécules du cerveau. L’alcool permet ainsi de ralentir l’activité du cerveau. Il tend alors à donner une sensation d’apaisement. Et c’est ce qu’on recherche notamment quand on subit une certaine souffrance au travail ou qu’on rencontre des problèmes de couple par exemple.

Boire un verre de temps en temps n’est donc pas problématique. Mais le danger vient lorsque cette prise d’alcool se fait de plus en plus régulière et avec des doses de plus en plus importantes. Le consommateur rentre alors dans un cercle vicieux où l’alcool va devenir lui-même une source de stress en augmentant la sensation de stress ressenti et en abaissant la confiance en soi.

Consommer de l’alcool afin d’éprouver une sensation de bien-être peut donc se révéler très dangereux. Que cela soit à court ou long terme, les conséquences peuvent être lourdes : accidents, cancers, maladies du foie, etc…

 

le stress lié à l'alcool peut mener à une addiction

 

 

L’alcool sur le long terme

La réaction au stress dépendant beaucoup de la personnalité des individus, celle-ci peut jouer sur la consommation à long terme. A priori, les personnes davantage extraverties, grâce à leur ouverture sur le monde, seront plus dans la recherche active de solutions pour régler leurs problèmes plutôt que d’essayer de les noyer dans l’alcool. Mais cela ne peut pas non plus être considéré comme une règle.

Même si l’alcool peut être considéré comme une drogue, la dépendance ne survient pas rapidement. Elle peut mettre plus de dix ans avant de s’installer réellement. Dans ce laps de temps, les personnes ont tendance à avoir la sensation de maîtriser la situation. Elles continuent à penser, même une fois dépendantes, qu’elles pourraient arrêter à n’importe quel moment. Malheureusement, certains effets non prévus peuvent subvenir.

 

Changements physiques

Des études ont montré qu’à long terme, outre la dépendance, l’alcool peut provoquer aussi des changements physiques au niveau du cerveau. Cela toucherait notamment les circuits des synapses, redéfinissant ainsi la manière dont l’individu peut réagir aux divers situations qui lui arrivent. Cela va de pair avec l’observation selon laquelle les gros consommateurs d’alcool auraient plus de mal à gérer des événements stressants post-traumatiques.

Ainsi, les modifications apportées auraient un effet semblable sur la personne que celui produit par un stress post-traumatique. Cela rendrait les individus moins capables de se remettre d’un traumatisme. On voit donc que les bienfaits de l’alcool ne sont réels que si sa consommation est équilibrée et non générée par un stress quel qu’il soit.

 

Pour aller plus loin :

 

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *