Le bruit aggrave le stress

Dans notre société, le calme est souvent un luxe difficile à obtenir. Le bruit est partout et si l’on n’y prend pas garde, les pollutions sonores peuvent rapidement nous empoisonner la vie. C’est un fait, on ne peut guère y échapper : circulation routière, trafic ferroviaire et aérien, travaux divers, etc… Ainsi, surtout dans les villes, le bruit peut être source de stress.

Toutes ces nuisances sonores font partie du quotidien, mais d’autres, jugées souvent plus anodines, dégradent aussi notre qualité de vie : système de ventilation, appareils ménagers ou encore bruits de voisinage. L’habitude de tout cet environnement sonore nous fait oublier son existence. Il n’en reste pas moins présent et peut générer des troubles au niveau de notre santé. Le bruit chronique, bien que souvent négligé, est générateur de stress et peut affecter durablement notre santé.

 

Modifications hormonales au bruit

Le bruit a un effet sur notre sécrétion d’hormones qui interviennent dans la régulation du stress. En effet, le corps va réagir aux stimulations sonores comme à un agent stresseur classique et tenter de d’y faire face. Cette libération d’hormones a pour but d’aider notre organisme à s’adapter aux bruits. C’est d’autant plus vrai dans les environnements particulièrement sonores tels que les transports en commun ou à proximité d’un chantier.

En cas de difficulté à accepter une pollution sonore, la sensation de ne pouvoir échapper au bruit ou de ne pouvoir le contrôler peut créer une source de souffrance due à une augmentation du niveau de stress. Pour les personnes souffrant d’un état anxio-dépressif, ce bruit, notamment s’il est chronique, est un facteur d’aggravation de cette pathologie. Ainsi, on retrouvera dans le sang davantage d’adrénaline et de cortisol, hormones intervenant lors d’événement de stress, ce qui entraînera des modifications cardiovasculaires et métaboliques.

 

Toutes sortes de bruit peuvent nuire à la santé, notamment en jouant sur le stress.

 

Risques cardio-vasculaires

Un bruit, surtout lorsqu’il est fort, dure longtemps et est répétitif, provoque la libération dans le sang de catécholamines, hormones qui augmentent la fréquence cardiaque et la pression artérielle. Le bruit génère donc du stress qui va avoir un impact sur la santé au niveau cardio-vasculaire mais aussi sur les fonctions immunitaires de l’organisme qui devient alors plus vulnérables aux agressions extérieures.

Ces troubles sont souvent bénins, mais si l’organisme y est soumis de façon chronique, ils peuvent à long terme entrainer des complications. En effet, le corps réagit comme si le bruit était une agression à laquelle il doit faire face, ce qui augmente le rythme cardiaque par exemple. Le bruit devient alors un risque de l’hypertension artérielle. Et les problèmes peuvent s’aggraver en fonction de la durée d’exposition au bruit.

Si dans la journée, cette nuisance sonore peut être bien gérée par l’organisme, il en va autrement la nuit, durant les moments de repos, où le corps essaie de recharger ses batteries pour pouvoir s’adapter le mieux possible aux différentes modifications de son environnement au réveil.

 

Le sommeil

Pour bien se reposer, l’organisme a besoin de ne pas se sentir agresser ou en danger. Voilà pourquoi un environnement calme et sain est essentiel à la bonne santé, tant physique que nerveuse, de notre corps. Le bruit trouble donc le sommeil et lui fait perdre en qualité même s’il n’empêche pas carrément de dormir.

Le sommeil, pour être réparateur, doit passer par différentes phases composant le cycle du sommeil. En interférant dans ces phases, le bruit va modifier leur durée et rendre le sommeil moins profond, jouant ainsi sur sa fonction réparatrice. On va alors se réveiller fatiguer et l’organisme se trouvera fragiliser pour la journée à venir.

Pour avoir un sommeil de qualité, il est reconnu que le niveau sonore ne devrait pas excéder 30 dB. Au-delà de cette limité, certains troubles peuvent apparaître :

  • sommeil agité
  • sentiment de dépression
  • difficultés d’endormissement
  • réveils fréquents
  • performances intellectuelles diminuées
  • moins bonne résistance au stress

Un niveau de stress plus élevé et une fatigue qui s’accumule, ces conséquences dues au bruit vont avoir d’autres répercussions encore au niveau de la vie professionnelle par exemple. Les capacités de concentration et le niveau d’attention étant moindre, les erreurs humaines seront alors plus courantes. Selon certains rapports, cela pourrait aussi augmenter les comportements agressifs et donc nuire aux bonnes relations professionnelles.

 

Pour aller plus loin :

 

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