Hormones du stress

Lors d’un événement de stress, que ce soit pour les animaux ou pour l’homme, différentes hormones vont être produites. Cette libération de molécules dans le corps est nécessaire pour l’aider à s’adapter à la nouvelle situation. Le chef d’orchestre qui va conduire la réponse de l’organisme est l’hypothalamus, le centre de nos émotions. Ce dernier va déclencher la libération d’hormones en fonction du type de phase dans laquelle se trouve l’individu. Les hormones ne seront pas les mêmes et n’auront donc pas le même effet si le sujet se trouve en phase d’alerte ou en phase de résistance.

 

Hormone de la phase d’alerte : l’adrénaline

L’objectif lors de cette phase est de mettre en condition l’organisme pour qu’il puisse gérer le stress le plus rapidement possible. L’hypothalamus (via la moelle épinière) va commander aux glandes surrénales de libérer dans le sang des catécholamines, dont l’adrénaline (ainsi que la noradrénaline). La voie d’action de ces hormones est le système nerveux sympathique.

Ainsi, ces hormones vont induire plusieurs changements dans notre organisme au niveau :

  • Cardiovasculaire : augmentation de la fréquence cardiaque, vaso-dilatation au niveau des muscles, dilatation des pupilles.
  • Respiratoire : augmentation de la fréquence et de la profondeur de la respiration.
  • Musculaire : augmentation du tonus musculaire.
  • Cutané : vaso-constriction, horripilation, augmentation de la sudation.
  • Digestif : la digestion se ralentit ou s’arrête.
  • Sanguin : diminution du temps de coagulation et augmentation de la glycémie.

Tous ces changements vont permettre au cerveau et aux muscles d’être approvisionnés davantage et plus rapidement en oxygène. Cela a pour but de préparer l’individu à une action physique brutale. Cette préparation à l’action physique porte le nom de fight or flight (réponse de combat ou de fuite). Lorsque notre cerveau perçoit un événement stressant, il fait en sorte que notre corps soit instantanément prêt à agir.

Grâce à cette libération d’hormones, nous percevons mieux notre environnement. Notre vigilance augmente et nous sommes plus attentifs aux sensations (bruits, lumières, odeurs…). Nous sommes alors prêts à réagir à n’importe quelle menace (adversaires, catastrophes naturelles…). Ces hormones entre en action dans une situation de stress aigu.

De nos jours, cependant, toute cette préparation physiologique est souvent inutile. De situations de stress telles que des embouteillages ou la perte de son emploi ne peuvent être résolues ni par une action de combat ni par une action de fuite. Les causes de stress sont aujourd’hui plus psychologiques que physique.

 

Les hormones permettent de s'adapter aux situations de stress.

 

Hormones de la phase de résistance : les glucocorticoïdes

Durant la deuxième phase de la réaction de stress, le but est d’endurer et donc d’autres hormones vont entrer en jeu. Ces hormones vont être libérées si la situation de stress se maintien. Toujours commandées par l’hypothalamus (puis l’hypophyse), les glandes surrénales vont produire d’autres hormones, les glucocorticoïdes. Ces hormones passent par la voie sanguine pour augmenter le métabolisme de base de l’organisme.

Notre corps va fonctionner avec une dépense énergétique accrue qui va lui permettre d’endurer, de tenir le coup face à la situation de stress.  Les hormones libérées lors de cette phase entrent donc en jeu pour le stress chronique. Elles ravitaillent notre corps grâce aux réserves constituées, à la différence de l’adrénaline qui pompe les réserves immédiatement disponibles pour faire face à une urgence.

 

Autres hormones

Les hormones du stress abordées plus haut sont les hormones principales qui entrent en action lors d’événement stressant. Mais il existe d’autres hormones qui agissent en parallèle. C’est le cas notamment des endomorphines qui sont libérées dans le sang lors de situations de stress. Ces hormones ont entre autres des propriétés analgésiques (contre la douleur). Ainsi, lors d’un combat par exemple, un soldat peut supporter la douleur des blessures qu’il vient de recevoir, ou même, ne pas la percevoir.

Diverses hormones, agissant lors de situations de stress, sont régulièrement découvertes. Beaucoup de choses sont donc encore à élucider pour comprendre entièrement les différents mécanismes du stress.

 

Pour aller plus loin :

 

One Comment

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *