Souffrance au travail : quand travailler devient un calvaire

Dans notre société, le travail fait partie de l’épanouissement personnel. Malheureusement, il est fréquent de rencontrer de plus en plus de personnes ressentir du mal-être vis-à-vis de leur emploi. Cette souffrance au travail génère du stress et peut être due tant à des aspects matériels que psychologiques.

 

Les inquiétudes quotidiennes qui s’émissent dans le travail

Au niveau matériel, la souffrance au travail est souvent le résultat d’un salaire ne comblant pas les besoins toujours plus grands que nous crée notre société. En général, les gens travaillent pour gagner de l’argent. Ainsi, ne pas réussir à assurer ses besoins peut engendrer de la frustration et donc du stress. Cette souffrance au travail par rapport au salaire s’explique aussi par le fait que les entreprises en demandent davantage à leurs salariés (plus de qualifications, maîtrise de l’anglais…), alors que le revenu ne bouge pas.

La souffrance au travail peut être d'ordre affectiveLa souffrance au travail se matérialise aussi par un manque de reconnaissance professionnelle qui passe en partie par des plans de carrière. Cependant, il est de plus en plus difficile pour les entreprise de dessiner les plans de carrière d’un individu. Ainsi, des plans de carrière aléatoire génèrent de la souffrance au travail. C’est le cas surtout pour les salariés embauchés en contrat à durée déterminée.

 

Souffrance au travail : quand les émotions s’en mêlent

Outre le plan matériel, la souffrance au travail d’ordre émotionnelle fait souvent plus de dégâts. Aujourd’hui, les entreprises demandent plus que de bien faire son travail. Il est attendu de la part des employés un investissement émotionnel. Le salarié doit montrer que son travail est le lieu où il veut s’investir massivement. Son travail doit avoir la priorité sur tous les aspects de sa vie. Ainsi, le présentéisme est une forme souffrance au travail.

En soi, aimer son travail et s’y investir émotionnellement n’est pas une mauvaise chose mais tout dépend du dosage. Les problèmes arrivent lorsque l’engagement affectif est excessif et qu’on y sacrifie tous les autres aspects de sa vie (amis, famille, santé…). Cela augmente les risques de burn-out et crée une souffrance au travail très lourde.

 

La souffrance au travail augmente les risque de burn-out.

 

Cette souffrance au travail d’ordre émotionnelle passe aussi par le manque de reconnaissance. L’être humain a besoin de se sentir apprécié, valorisé, reconnu par les autres. Malheureusement, la tendance est souvent à pointer la moindre défaillance plutôt qu’à féliciter lorsque l’individu a été efficace et que les résultats le prouvent.

On voit donc toute l’importance de l’ambiance de travail, de la communication et du management qui peuvent jouer un grand rôle dans la souffrance au travail ressentie par le salarié. Auparavant, certaines entreprises se vantaient que leur management par le stress leur donnait de bons résultats. De nos jours, leurs discours a changé, mettre la pression sur les salariés étant plutôt mal vu. Mais dans les faits, la réalité demeure : beaucoup continue à penser que les gens sont plus efficaces quand ils sentent peser sur eux une certaine pression.

 

Pour aller plus loin :

 

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